jeudi 10 novembre 2016

Dormir n'est pas une perte de temps

À l'époque des bougies, on allait dormir avec les poules et on se levait avec le coq. Aujourd'hui cette manière de faire nous parait bien archaïque et lointaine, alors que nous disposons d'ampoules, de néons, de diodes.

Nous restons connectés tardivement à nos écrans de mobiles, de tablettes, d'ordinateurs et de télévision. Même si nous ressentons l'appel de Morphée, nous ne l'écoutons pas et répondons à un dernier message ou nous veillons pour connaître la fin du film. Or dans nos écrans, il y a des LEDs bleus qui retardent le sommeil en empêchant la sécrétion de mélatonine, laquelle favorise le sommeil.

Notre société de rendement, de vitesse, nous pousse à réaliser toujours plus de choses et comme les journées ne sont pas extensibles, nous grignotons du temps sur notre période de repos.

Nous nous sentons souvent peu énergiques, fatigués. Cette façon de faire est contre-productive, elle épuise notre corps, diminue notre immunité, réduit notre concentration, affecte notre mémoire et au final amoindrit notre rendement. C'est un cercle vicieux, car nous n'arrivons plus à faire ce que nous souhaitons durant nos heures de veille et nous retardons encore le moment d'aller dormir.

Prendre des temps de pause, faire une petite sieste et surtout respecter ses besoins de récupération nocturne ne sont pas du temps perdu, bien au contraire. C'est la garantie d'être performant et alerte la journée. Alors réapprenons à dormir de façon régulière pour perdre moins de temps en journée.